Astrobot
26.03.2026
Installation (planétarium et astrobot sur écran tactile)
Reprenant l’acte votif de la catastérisation, qui consiste, dans la mythologie grecque, à transformer en constellation des personnages ou des objets afin de leur rendre hommage, l’artiste qui fait descendre le ciel sur la terre peuple depuis plus de vingt ans les murs et les trottoirs des villes de ses étoiles nouvelles. Suite logique d’un parcours commencé dans la pratique artistique de rue, l’installation Egotarium condense nombre des thèmes de prédilection d’Aleteïa : la croyance et le rituel, l’astronomie, l’histoire et l’humour. Egotarium est un planétarium de l’ego – celui de l’artiste certes, mais aussi celui de chacune et chacun d’entre nous – qui s’amuse du culte à la personnalité qui infuse l’individualisme contemporain. Les constellations que nous connaissons sont l’expression de mythes et de récits souvent cruels. Aleteïa, en bonne catastérisatrice, met le ciel sens dessus dessous, et invente des contes aimables et irrévérencieux, pour redonner espoir à notre petite humanité confuse. Cette nouvelle carte du ciel s’accompagne bien sûr d’une nouvelle astrologie, consultable sur l’astrobot. Ce générateur d’horoscopes et de thèmes astraux fonctionne sur un principe aléatoire et des descriptions loufoques, mais produit bien sûr des prédictions infaillibles…
Aleteïa (Émilie Garnaud, dite), en collaboration avec Guillaume Jacquemin, designer, et Susana Gállego Cuesta, autrice